Communauté de communes (Journal du 08/12/1998)
Intercommunalité : Jean-Luc Reitzer choisit le Soultzbach

 

 La transformation du Sivom de la Doller en Communauté de communes a connu un nouveau rebondissement la semaine dernière. Les communes de la vallée ont désormais le choix entre créer une nouvelle structure ou adhérer à la communauté de Communes « Le Soultzbach » (lire notre édition du 4 décembre). Dans un communiqué, Jean-Luc Reitzer, maire de Niederbruck et conseiller général du canton de Masevaux prend position pour la deuxième solution. « Deux objectifs doivent être atteints pour une future structure intercommunale. D'abord elle doit garder l'entité territoriale du Sivom de la Doller. Dans ce cadre, je souhaite que les communes de la vallée de la Doller et du vallon du Soultzbach puissent continuer à travailler ensemble (soit à dix sept communes puisque Bourbach-le-Haut rejoint la communauté de communes du Pays de Thann). Deuxièmement, les compétences exercées doivent correspondre aux besoins exprimés par la population et pour lequel un consensus a été trouvé entre les élus.» Selon le conseiller général, il est important de choisir la bonne méthode pour atteindre ses deux objectifs précis. « Deux choix sont possibles. Le premier est de transformer la Sivom de la Doller en Communauté de communes. Cette solution comporte un risque majeur : les élus du vallon du Soultzbach ne souhaitaient pas dissoudre leur communauté de communes et, à terme, nous nous retrouverions avec deux entités. Cette situation est source d'affaiblissement d'un territoire vis à vis de l'extérieur. La deuxième solution consiste à élargir la communauté de communes du Soultzbach pour devenir communauté de communes de la Doller et du Soultzbach. Cette solution me semble être le moyen le plus efficace pour atteindre les deux objectifs précités : une communauté de communes à dix-sept communes et des compétences reprises par la communauté de communes du vallon du Soultzbach élargie. Les élus du vallon son prêts à faire cette ouverture. L'aspect financier plaide aussi en faveur de cette solution : cette structure partirait sur la base d'une dotation globale de fonctionnement de 2 millions de F contre 600 000 F dans le premier cas». Jean-Luc Reitzer souhaite vivement que les élus des dix-sept communes prennent une décision allant dans le même sens. « Sans sous-estimer les difficultés administratives et la bonne volonté nécessaire dont doivent faire preuve les protagonistes, je pense que l'intérêt général des habitants de la vallée de la Doller et du Soultzbabh doit prévaloir sur toutes autres considérations ».