Vers l'accueil

Citoyen du Pays Saugeais

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Montbenoit ( Doubs)

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Entre Pontarlier et Morteau

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PRESIDENCE de la REPUBLIQUE
du Saugeais
25650 MONTBENOIT
 
Je soussignée Gabrielle Pourchet, Présidente de la République libre du Saugeais
 
Autorise Mr Daniel Muller
 
A circuler librement sur tout le territoire Sauget
Il devra être accueilli avec courtoisie, sinon de sevères sanctions seront prises.
 
Laissez passer fait à Montbenoit le 20-07-1998
La Présidente
G. Pourchet

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HISTORIQUE du PAYS SAUGEAIS

 

1er Chapitre : ORIGINE du SAUGEAIS

Vers 1150, LANDRY Sire de Joux, désirant racheter les fautes de ses ancêtres, fait don d'un territoire inculte à Monseigneur Humbert, Archevêque de Besançon. Celui-ci, pour défricher la région, fait appel aux chanoines réguliers de St Augustin, à St Maurice en Valais, en suisse, qui acceptent avec eux des colons du canton des Grisons et des Savoyards.

Ce sont là les premiers habitants du Saugeais. Ils apportent avec eux leur langue, qui fut parlée couramment jusqu'en 1900 ainsi que leurs coutumes et leurs traditions.

Dans la région où ils s'établissent, vivent des ours, des loups, des animaux sauvages et du gibier, qui permettent aux hommes de se nourrir. Le Doubs, très poissonneux, apporte un complément intéressant.

Vers l'an 1100, un Ermite du nom de Benoît vit avec une petite communauté qui se joint à celle des moines, et donne son nom à Mont Benoît. Ces religieux avaient à leur tête Narduin et vivaient sous la règle de St Colomban. Ils défrichent la région, construisent l'abbaye, autour de laquelle vont se grouper onze communes, qui représentent 3 500 habitants.

Ce sont Montbenoît, La Longeville, Ville du Pont, Hauterive, Les Alliés, Arçon, Bugny, La Chaux de Gilley, Maisons du Bois-Lièvremont et Montflovin. Tous ces villages se sont construits les uns après les autres ; d'abord Montbenoît et Arçon, puis aux environs de 1 744 on signale l'existence de Montflovin et Hauterive.

Le village des Alliés, à ses débuts, s'appelait Les Arcenets, du nom des gens venus d'Arçon pour le défricher. Après l'épidémie de peste, on fit appel à une colonie venue de suisse Alémanique, et le village fut baptisé "Les Allemands". Le 11 octobre 1915, sous Raymond POINCARE, il prit le nom des Alliés. Pendant l'occupation, il fut à nouveau nommé "Les Allemands", puis reprit son qualificatif actuel à la libération. Les églises des communes précitées se sont construites en 1150 à Montbenoît, 1426 à Arçon, 1600 à Lièvremont, 1632 à Ville du Pont, 1636 aux Alliés, 1665 à Gilley et 1673 à la Chaux de Cilley et Bugny.

Longtemps, celle de Montbenoît fut la seule du secteur : on y venait de loin pour suivre les offices, et c'est à l'ombre de son clocher que l'on y enterrait les morts. Le Saugeais a été sous la domination des Sires de Joux (jusqu'au XlVème s.) puis passa sous l'autorité des moines de l'Abbaye, véritable puissance Seigneuriale, qui levait une foule de redevances. L'Abbaye fut fermée en 1 773

 

Chapitre 2 : NAISSANCE de la REPUBLIQUE SAUGETTE

En 1947, pour le Conseil de Révision, Monsieur OTTAVIANNI, Préfet du Doubs, en visite à Montbenoît, prend son repas à l'Hôtel de l'Abbaye, tenu à l'époque par Monsieur et Madame Georges POURCHET ; "Avez-vous un laissez-passer, Monsieur le Préfet, pour entrer dans la République du Saugeais ?" demande Monsieur POURCHET. Le Préfet sourit, l'hôtelier lui explique ce qu'est cette République. "Mais pour une République, il faut un Président ; je vous nomme Président de la République libre du Saugeais". Monsieur POURCHET décédait en 1968.

En 1970 Madame POURCHET quittait l'Hôtel de l'Abbaye et en 1971 se mettait à la disposition du prêtre de la paroisse, Monsieur l'Abbé JEANTET, qui depuis 1965 s'occupait de restaurer l'Abbaye, un chef d'œuvre en péril.

 

Chapitre 3 : RESTAURATION de L'ABBAYE

Commencée en 1965, elle est achevée en 1976. L'église était dans un état lamentable, le plâtre tombait des voûtes, il y avait des gouttières partout, les murs étaient noirs et verts d'humidité, les salles de réunions étaient inutilisables, la cuisine du monastère servait de buanderie aux religieuses de l'hospice.

Afin d'arracher à l'usure du temps la belle abbaye de Montbenoît, l'Abbé JEANTET dut trouver 750 000 francs pour les parties non classées de l'édifice, et 1 250 000 francs pour les parties classées. Dans le second cas, la moitié de la dépense était à la charge des affaires culturelles, le quart au Conseil général, le quart aux communes co-paroissiales.

Le nom de l'Abbé JEANTET restera dans l'histoire comme celui des Abbés de Cléron (1443), de Clerval (1484), de Chevroton, (1638) et Carrondelet (1515 à 1526).

Il y eut jusqu'en 1978, attenant à l'Abbaye, un hospice de vieillards, dirigé par cinq religieuses. Les trente pensionnaires y vivaient heureux, leur manque de confort était largement compensé par l'accueil chaleureux des habitants.

La fermeture de l'hospice a été douloureusement ressentie par les villageois, qui s'étaient attachés aux vieillards et aux religieuses, dévouées au service des malades et de la catéchèse.

 

Chapitre 4 : Madame POURCHET PRESIDENTE - LES REALISATIONS

Nous sommes en 1972. Madame POURCHET confectionne le repas de kermesse paroissiale, et on lui apprend que, sur proposition de Monsieur l'Abbé JEANTET et de Monsieur le Maire, les saugets viennent de la nommer à l'applaudimètre Présidente de la République du Saugeais, à la suite de son mari. Commencent alors les premières réalisations.

C'est sur l'initiative du journaliste Yves DORNIER, la création de l'ordre des citoyens d'honneur du Saugeais.

Le Saugeais n'a pas de blason. Qu'à cela ne tienne : Le Colonel de St Ferjeux s'en charge, et dessine un écusson très en rapport avec l'Abbaye et le Saugeais. Tous les ans, pour remercier les personnes qui ont participé à la promotion du Saugeais et de l'Abbaye, Monsieur l'Abbé JEANTET et la Présidente, remettent diplômes et médailles à dix ou douze intronisés.

Il y a actuellement cent soixante citoyens d'honneur. Le premier d'entre eux fut le Président Edgar FAURE. Cette amicale compte de hautes personnalités : préfets, archevêques, ministres, généraux, colonels, sponsors des associations locales, mais aussi des membres de conditions plus modestes.

Le rêve de la Présidente était de toujours faire mieux connaître son Saugeais, le désir de l'Abbé JEANTET était d'avoir un timbre. Madame POURCHET en fait la demande en 1973 et en 1974 sans succès. En 1986 figure dans la liste des citoyens d'honneur, Monsieur MONIAUX, Directeur des Postes à Besançon et en 1987 le miracle s'accomplit avec la sortie du timbre de Montbenoît, à l'occasion du quarantième anniversaire de la République.

En matière de signalisation routière, la Présidente obtient quatre panneaux, placés aux frontières de son territoire, qui souhaitent la bienvenue aux passants et intriguent les automobilistes. En outre, le Saugeais possède une administration des douanes avec deux fonctionnaires, une télévision locale qui enregistre les événements où sont impliqués ses ressortissants, un ministre des relations publiques, Jean-Marie NICOD, trois ambassadeurs, Messieurs Jacky CUPILLARD pour la Franche-Comté, Guy FLEURY, Consul de Belgique pour la Belgique et Serge THIRODE, Proviseur de lycée, pour l'Alsace et la Lorraine, et un hymne national, chanté à l'issue de toutes les fêtes locales.

On dénombre sur son territoire deux sociétés de musique, deux associations de pompiers, plusieurs chorales, un groupe folklorique, un club de ski renommé, qui chaque année organise les 24 heures des neiges, manifestement unique en France, et une association mondiste, LACIM, qui permet de jumeler le Saugeais avec quatre localités bien démunies au Mali, au Niger, en Inde et à Haïti.

La commune de Gilley est également jumelée avec Claussen, ville allemande.

 

Chapitre 5: TOURISME et CURIOSITES

La Présidence reçoit un volumineux courrier et y répond ponctuellement : faire plaisir et faire connaître, c'est son rôle.

A propos du mot Saugeais, une précision doit être donnée : le pays s'écrit Saugeais et l'habitant Sauget. L'origine serait du mot sauge, arbre sauvage ou savoye. Les avis sont partagés. Les Touristes viennent très nombreux, la région est belle ; leurs pôles d'attraction sont l'Abbaye, les fromageries où, sur place, on peut assister à la fabrication des spécialités locales (le Comté, l'Emmental, le Mont d'Or, le Morbier, le Petit Sauge et la Tomme du Mont de Spey) les tuyés (cheminées) où se fument jambons, saucisses, brési, les scieries qui exploitent les magnifiques forêts de sapins, richesse des communes. Il y a de très belles promenades à faire à pied, ou en voiture, avec comme but des sites merveilleux le Crêt Monniot, le défilé d'Entreroches, le Saut du Doubs, la Grotte du Trésor de Remonot, haut lieu religieux, Consolation, les Sources de la Loue, du Doubs, du Lison, la vallée de la Loue avec ses musées, le Gouffre de Poudrey, les châteaux de Joux, de Belvoir, le musée de l'Horlogerie et des Automates à Morteau. A Gilley, on peut visiter un petit musée de l'agriculture et une horlogerie artisanale, à Grand Combe Châteleu, plusieurs musées.

Partou4 hôtels, gîtes ruraux, gîtes d'étape, pensions de famille, accueillent les visiteurs avec chaleur.

 

 Chapitre 6: LES HOMMES CELEBRES

Ferry CARRONDELET

Abbé de Montbenoît de 1515 à 1526, il était aussi ambassadeur de Charles Quint. De par ses fonctions, il parcourt l'Italie et fait connaissance avec les artistes de la Renaissance. De retour à Montbenoît, avec eux il construit le magnifique chœur de l'Abbaye.

Le Général Louis MORAND

Comte, fils d'un avocat de Besançon, né le 8 juin 1771 à Largillat, hameau de Montbenoît, il a participé à toutes les campagnes de Napoléon ; nombreux sont ses titres, trop longs à énumérer. Il est fait Grand Officier de la Légion d'Honneur en 1807, comte de l'Empire en 1808 et est affecté à l'état major général à Paris, le 7 janvier 1831. Décédé à Paris le 2 septembre 1835, il est inhumé au cimetière du Père La chaise, mais ayant manifesté le désir de reposer avec son épouse, leur fille Estelle, et leur petite fille Anne-Marie, à Montbenoît, leurs dépouilles mortelles reposent depuis le 12 août 1885 dans le cimetière de cette commune. On peut voir en retrait du monument aux morts, un monolithe en forme de pyramide où on lit Pyramides - Moskowa -Waterloo. Le socle de la stèle porte un médaillon en marbre blanc, le blason des MORAND.

Le Général MARGUET

A Arçon, le 22 janvier 1 773, est né Jean Joseph MARGUET, Général de la Garde Impériale et Baron de l'Empire. Les archives de la guerre racontent le 19 février 1814, sur l'ordre de l'Empereur, la brigade conduite par le Général MARGUET s'ébranle et au pas de charge attaque sur la Rothière. Le Général s'effondre, frappé à mort d'un coup de feu, devant le village de la Rothière. Il repose au cimetière de cette commune en compagnie de bon nombre de ses compagnons d'armes. Plusieurs citations et titres lui ont été décernés. Les casernes Marguet à Pontarlier portent son nom et une plaque est placée sur sa maison natale à Arçon.

Monseigneur DELACROIX

Monseigneur DELACROIX est né à Arçon en 1901. Il fut professeur à l'institut Catholique de Paris et Recteur de la faculté libre de Lille. Décédé à Paris en 1969, ses restes reposent au cimetière d'Arçon.

Docteur GIRARD

A Montbenoît, nos murs ont abrité le légendaire Docteur GIRARD, disponible 24 heures sur 24, homme de cœur dévoué, qui abordait ses malades avec une plaisanterie. Une rue, à Montbenoît, porte son nom. Notre prêtre actuel, Monsieur l'Abbé MONNIN, prêtre très charitable, au grand cœur, assume la responsabilité de trois paroisses : Bugny, Arçon, Montbenoît.

Le 9 août 1992, Montbenoît a eu sa messe télévisée à l'Abbaye dans le cadre de l'émission "Le jour du Seigneur".

Documentation : Les Amis de l'Abbaye (Association Loi 1901)

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